Avant la rentrée et les bonnes résolutions "pratiques" pour soi et nos enfants comme l'optimisation de l'organisation-tout-azimut à la maison, voici une petite affiche pour "soi"que je me suis amusée à réaliser. Elle reprend les grands principes qui contribuent à nous affirmer et qui se résume au fond à "être soi-même" et "aller de l'avant positivement"!
Vous pouvez l'imprimer et la scotcher en évidence. Elle servira à tous les membres de la famille.... Possibles discussions en perspective!
mercredi 20 août 2014
dimanche 20 octobre 2013
Le Trouble du Spectre Autistique et l'humanisme
Il existerait une infinité de combinaisons entre le "Normal" et le pathologique, dans le nombre des caractéristiques exprimées comme dans leur intensité. Nous parlons dorénavant en SPECTRE.
Dans le cas de l'autisme, la terminologie en a été changée. Nous parlons donc du Trouble du Spectre Autistique ou TSA.
Cette vision nouvelle est dynamique. Elle permet de mieux comprendre le fonctionnement de certains enfants, qui n'ont pas un autisme aussi caricatural que celui connu et médiatisé mais qui posent de réels soucis à leurs parents et aux enseignants. D'autant plus qu'ils sont plus tardivement diagnostiqués voire jamais diagnostiqués...
Le TSA caractérise un fonctionnement particulier de l'enfant/adolescent/adulte qui s'articule sur trois sphères:
- Trouble de la communication: ce qui peut être "subtile" car l'enfant peut savoir très bien parler mais la fonction de "communiquer" est perturbée.
- La permanence de l'objet : besoin plus ou moins d'un quotidien ritualisé.
- Trouble de l'interaction à l'autre: relation à l'autre inadaptée (peu ou pas d'intérêt, trop de familiarité, compréhension sociale décalée)
Au fond, les critères du TSA extraient la "substantifique moelle" de ce que Kanner avait remarqué en son temps. Il avait eu le génie de synthétiser, d'extraires de comportements qui paraissaient différents des traits similaires. A l'époque la psychiatrie de l'enfant n'existait pas vraiment. Il en est un peu le père en rédigeant un premier traité de psychiatrie de l'enfant.
Après plusieurs années de "tatonnements", on revient au fond aux origines... A l'exception que notre observation est exercée et plus fine pour des troubles plus légers. Bientôt et par ce que l'on continue de chercher et de comprendre, une autre vision naîtra. Car nous allons de l'avant.
Comment alors expliquer l'ébullition dans les milieux de la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent en france? Ils refusent tout simplement le changement. Ils ont atteint un équilibre et, comme tout système, ils refusent de changer. Ils justifient aussi leur raison d'être, leur poste sous couvert d'humanisme envers les patients.
Mais comment peut-on encore se targuer d'humanité ? Quand on met en priorité l'arthérapie avant l'éducation pour un enfant ayant une déficience mentale (non évaluée du reste, ni explorée)? Comment peut-on répondre avec aplomb au parent "Ce n'est pas de moi mais de votre enfant dont on parle." Quand ce parent tente de comprendre pourquoi l'arthérapie et non l'école, et qu'il vous demande avec beaucoup de claire voyance "Si c'était votre enfant, après sept ans de suivi, vous ne voudriez pas savoir ce qu'il a ?"
Le soin ne doit pas outrepassr sa place. Nous ne sommes pas des magiciens. Tout enfant a le droit de recevoir une éducation adaptée. La lui refuser sous prétexte de soins revient à rajouter à son handicap.
lundi 9 septembre 2013
La rentrée en maternelle: Vigilance.
Quand on a un enfant qui rentre à l'école, il est important de lier un contact avec l'enseignant assez rapidement pour être informé s'il rencontre des difficultés en classe, au sein de la collectivité. En effet, nombreux sont les parents qui me disent découvrir en fin d'année scolaire que leur enfant avait des problèmes en classe... Or l'entrée en collectivité permet de diagnostiquer des troubles qui seraient passés entre les mailles du filet (PMI, pédiatre, généralise, Halte garderie, crêche etc...Grands parents, lectures...)
Mais quelles sont les difficultés à rechercher?
Déjà si l'enfant ne s'exprime pas bien, il ne faut pas attendre la fin d'année scolaire pour se dire qu'il faut explorer. Non: si cela ne se décante pas dans les deux-trois mois, je vous suggère de voir le pédiatre et de demander un bilan ORL avec audiogramme avant de faire un bilan orthophonique. En effet, trop d'enfants commencent encore l'orthophonie au décours de la grande section. Ce qui est un une perte de temps inestimable!
Par ailleurs, il est important de savoir que, si l'orthophoniste vous dit "Revenez quand il parlera, vous pouvez être certain "que ce professionnel ne sait pas faire avec les petits"... De même si l'enfant n'est pas l'aise, si l'orthophoniste vous fait des réflexions sur son comportement qui gêne la rééducation, c'est que, malheureusement, il ne sait pas prendre en charge un petit. Et c'est plus fréquent qu'on le croit...
A noter si l'enfant ne s'exprime pas au cours de sa seconde année: il faut s' en inquiéter avant sa rentrée de petite section!
Au sein de l'école, il est important de savoir si:
Votre enfant participe au groupe?
S'isole-t-il?
Ecoute-t-il les consignes?
Se braque-t-il quand on lui demande de "faire"?
Va-t-il jusqu'au bout des taches qui lui sont données?
Est-il habile de ses mains (=motricité fine)? dans sa motricité globale?
Est-il gêné par des bruits? Se bouche-t-il les oreilles en classe ou dans la cour?
Comment se comporte-t-il dans la cour?
Est-il isolé?
Ou est-il exclusif?
Ou est-il dirigiste?
A-t-il des gestes bizarres, répétitifs?
Rentre-t-il en contact "normalement" ou non? Se montre-t-il agressif envers les autres?
S'intéresse-t-il à des jeux particuliers (il regarde le sable couler, les roue tourner, il aime faire rouler et jeter les objets pour faire du bruit etc...)
Toutes ces questions permettront de rechercher des troubles de la sensorialité (audition, vision...), comme des signes évoquant une dyspraxie, un trouble du spectre autistique de haut niveau trop souvent non diagnostiqué encore (même par les services qui doivent les dépister : l'expertise n'est pas toujours présente chez les soignants habitués souvent à des troubles caricaturaux quand les signes sont légers) , une hyperactivité suspectée...
Et si tout va bien? Tant mieux! mais alors je vous engage à voir si la relation aux amis est de bonne qualité. En effet, il existe bien trop souvent des relations dominant-dominé au sein de la cour qui méritent d'être prises en compte avec beaucoup de sérieux car ce type de relation influence les interactions futures.
Bien entendu, si votre enfant s'exprime facilement, il est important de l'écouter et de se mettre à sa place sans préjugé aucun, afin de comprendre ses tracas et de l'aider à les résoudre au mieux.
D'autres signes sont à prendre en compte comme les douleurs abdominales, les nausées, sans parler des pleurs et des refus d'aller à l'école qui sont des signaux alertant un mal être à rechercher...
Mais quelles sont les difficultés à rechercher?
Déjà si l'enfant ne s'exprime pas bien, il ne faut pas attendre la fin d'année scolaire pour se dire qu'il faut explorer. Non: si cela ne se décante pas dans les deux-trois mois, je vous suggère de voir le pédiatre et de demander un bilan ORL avec audiogramme avant de faire un bilan orthophonique. En effet, trop d'enfants commencent encore l'orthophonie au décours de la grande section. Ce qui est un une perte de temps inestimable!
Par ailleurs, il est important de savoir que, si l'orthophoniste vous dit "Revenez quand il parlera, vous pouvez être certain "que ce professionnel ne sait pas faire avec les petits"... De même si l'enfant n'est pas l'aise, si l'orthophoniste vous fait des réflexions sur son comportement qui gêne la rééducation, c'est que, malheureusement, il ne sait pas prendre en charge un petit. Et c'est plus fréquent qu'on le croit...
A noter si l'enfant ne s'exprime pas au cours de sa seconde année: il faut s' en inquiéter avant sa rentrée de petite section!
Au sein de l'école, il est important de savoir si:
Votre enfant participe au groupe?
S'isole-t-il?
Ecoute-t-il les consignes?
Se braque-t-il quand on lui demande de "faire"?
Va-t-il jusqu'au bout des taches qui lui sont données?
Est-il habile de ses mains (=motricité fine)? dans sa motricité globale?
Est-il gêné par des bruits? Se bouche-t-il les oreilles en classe ou dans la cour?
Comment se comporte-t-il dans la cour?
Est-il isolé?
Ou est-il exclusif?
Ou est-il dirigiste?
A-t-il des gestes bizarres, répétitifs?
Rentre-t-il en contact "normalement" ou non? Se montre-t-il agressif envers les autres?
S'intéresse-t-il à des jeux particuliers (il regarde le sable couler, les roue tourner, il aime faire rouler et jeter les objets pour faire du bruit etc...)
Toutes ces questions permettront de rechercher des troubles de la sensorialité (audition, vision...), comme des signes évoquant une dyspraxie, un trouble du spectre autistique de haut niveau trop souvent non diagnostiqué encore (même par les services qui doivent les dépister : l'expertise n'est pas toujours présente chez les soignants habitués souvent à des troubles caricaturaux quand les signes sont légers) , une hyperactivité suspectée...
Et si tout va bien? Tant mieux! mais alors je vous engage à voir si la relation aux amis est de bonne qualité. En effet, il existe bien trop souvent des relations dominant-dominé au sein de la cour qui méritent d'être prises en compte avec beaucoup de sérieux car ce type de relation influence les interactions futures.
Bien entendu, si votre enfant s'exprime facilement, il est important de l'écouter et de se mettre à sa place sans préjugé aucun, afin de comprendre ses tracas et de l'aider à les résoudre au mieux.
D'autres signes sont à prendre en compte comme les douleurs abdominales, les nausées, sans parler des pleurs et des refus d'aller à l'école qui sont des signaux alertant un mal être à rechercher...
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