dimanche 31 août 2014

Préparer la rentrée en maternelle

La rentrée en petite section est un moment important pour les parents et l'enfant. Encore plus quand c'est "notre première fois" en tant que parent!

Mais faites attention, plus vous êtes inquiet, plus votre enfant le sera, pensant (sans en avoir conscience) qu'il n'est pas à la hauteur, que c'est dangereux pour lui... S'il n'a pas de difficultés notées, il faut donc lui faire confiance. Faire confiance dans ses capacités d'adaptation et d'autonomisation. Un peu comme le père tortue dans le dessin animée "Nemo" ! (si vous ne l'avez pas vu je vous encourage à le voir! Ce film parle de la séparation avec beaucoup de tendresse)

Pour préparer à la rentrée, il faut donner des repères.

Ainsi, les livres sont des formidables alliés (pour tout du reste!). Les enfants découvrent l'école notamment grâce à leur personnage préféré (ou qui le deviendra) comme Juliette, Franklin, Cailloux, Tchoupi et d'autres... Parfois ceux-ci désamorcent leur peur (voire Franklin qui ne sait rien faire "croit-il"). Dans les nouveaux titres édités cette année, j'ai noté:
  • "L'école à déplier": qui fait une petite école déplier (pour jouer avec des personnages que l'on peut inventer sur du papier et découper par exemple...) cliquer ici
  • "Bienvenue à l'école maternelle": très touffu mais très joli... cliquer ici
  • ** "L'école d'Eliott": j'aime beaucoup car il est animé, avec des rabats!!!! cliquer ici
  • "Mes années pourquoi: L'école maternelle" encore plus touffu que celui de Bienvenue. Mais quand on veut comprendre comment ça marche! cliquer ici

Au besoin, on peut jouer avec l'enfant et des poupées à l'école (comme l'invite à faire "L'école à déplier") : "Ines prend son petit déjeuner, s'habille et va à l'école, la maîtresse les accueille souriante et Ines rentre dans sa classe pour dessiner ou jouer avec la cuisinière. Elle dit au revoir à ses parents qui lui font un bisou. etc.. Jusqu'à l'heure du départ..."

Il est constructif d'emmener votre enfant voir l'école, de fabriquer un calendrier pour materialiser quand il rentre et aussi les journée d'école (rentrée, etc.., sortie).

Penser aussi à associer la rentrée "au plaisir d'apprendre" et de se faire des amis... La rentrée est un peu une fête! Elle signe que l'enfant grandit. Dans certains pays, on fête la rentrée scolaire. Pourquoi ne pas le faire en famille? Préparer des crêpes ou un gâteau pour le goûter en en informant le matin de la rentrée (ou la veille)...

Dans tous les cas je vous souhaite une Belle Rentrée!

A noter:

Parfois, il faut donner encore plus d'informations et de détails à l'enfant qui est perdu+++ ce qui l'angoisse énormément. Il aura encore plus besoin de REPERES Mais dans ce cas, la situation pose question. Ce peut être dû au changement important qu'il connait (par ex. s'il a déménagé en même temps de sa ville, voire du pays) mais parfois cela peut témoigner de difficultés qu'il faudra définir... (cf article: cliquer ici

mercredi 20 août 2014

Affiche pour la confiance en soi...

Avant la rentrée et les bonnes résolutions "pratiques" pour soi et nos enfants comme l'optimisation de l'organisation-tout-azimut à la maison, voici une petite affiche pour "soi"que je me suis amusée à  réaliser. Elle reprend les grands principes qui contribuent à nous affirmer et qui se résume au fond à "être soi-même" et "aller de l'avant positivement"!
Vous pouvez l'imprimer et la scotcher en évidence. Elle servira à tous les membres de la famille.... Possibles discussions en perspective!

dimanche 20 octobre 2013

Le Trouble du Spectre Autistique et l'humanisme


En psychiatrie et notamment dans la psychiatrie de l'enfant, on comprend différemment la pathologie à l'heure actuelle. Et il serait bon que les psychiatres comme les psychologues et autres intervenants s'y mettent!

Il existerait une infinité de combinaisons entre le "Normal" et le pathologique, dans le nombre des caractéristiques exprimées comme dans leur intensité. Nous parlons dorénavant en SPECTRE.

Dans le cas de l'autisme, la terminologie en a été changée. Nous parlons donc du Trouble du Spectre Autistique ou TSA.

Cette vision nouvelle est dynamique. Elle permet de mieux comprendre le fonctionnement de certains enfants, qui n'ont pas un autisme aussi caricatural que celui connu et médiatisé mais qui posent de réels soucis à leurs parents et aux enseignants. D'autant plus qu'ils sont plus tardivement diagnostiqués voire jamais diagnostiqués...

Le TSA caractérise un fonctionnement particulier de l'enfant/adolescent/adulte qui s'articule sur trois sphères:

  • Trouble de la communication: ce qui peut être "subtile" car l'enfant peut savoir très bien parler mais la fonction de "communiquer" est perturbée.
  • La permanence de l'objet : besoin plus ou moins d'un quotidien ritualisé.
  • Trouble de l'interaction à l'autre: relation à l'autre inadaptée (peu ou pas d'intérêt, trop de familiarité, compréhension sociale décalée)


Au fond, les critères du TSA extraient la "substantifique moelle" de ce que Kanner avait remarqué en son temps. Il avait eu le génie de synthétiser, d'extraires de comportements qui paraissaient différents des traits similaires. A l'époque la psychiatrie de l'enfant n'existait pas vraiment. Il en est un peu le père en rédigeant un premier traité de psychiatrie de l'enfant.
Après plusieurs années de "tatonnements", on revient au fond aux origines... A l'exception que notre observation est exercée et plus fine pour des troubles plus légers. Bientôt et par ce que l'on continue de chercher et de comprendre, une autre vision naîtra. Car nous allons de l'avant. 

Comment alors expliquer l'ébullition dans les milieux de la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent en france? Ils refusent tout simplement le changement. Ils ont atteint un équilibre et, comme tout système, ils refusent de changer. Ils justifient aussi leur raison d'être, leur poste sous couvert d'humanisme envers les patients.
Mais comment peut-on encore se targuer d'humanité ? Quand on met en priorité l'arthérapie avant l'éducation pour un enfant ayant une déficience mentale (non évaluée du reste, ni explorée)? Comment peut-on répondre avec aplomb au parent "Ce n'est pas de moi mais de votre enfant dont on parle." Quand ce parent tente de comprendre pourquoi l'arthérapie et non l'école, et qu'il vous demande avec beaucoup de claire voyance "Si c'était votre enfant, après sept ans de suivi, vous ne voudriez pas savoir ce qu'il a ?"

Le soin ne doit pas outrepassr sa place. Nous ne sommes pas des magiciens. Tout enfant a le droit de recevoir une éducation adaptée. La lui refuser sous prétexte de soins revient à rajouter à son handicap.