La
punition est une pratique courante qui marche plus ou moins voire à
la longue « pas du tout ».
Il
est habituel de punir l'enfant :
-
en lui retirant quelque chose qu'il aime (un jouet) ou une activité
qu'il apprécie (jeux vidéo, téléphone portable, MP3) ou encore
une sortie ou une rencontre amicale.
-
par des cris et des interactions verbales négatives et
discréditantes ou comportementales comme la fessée impulsive. Ce
type de comportement est dû à « un trop plein » du
parent « à bout ».
-
en le contraignant à aller au coin, au piquet, dans sa chambre...
-
en le contraignant à faire des lignes « je ne ferai plus..; »
etc...
Moins
fréquemment, certains parents gardent la méthode « qui a fait
ses preuves »: la ceinture, la fessée ou gifle « non
impulsives ».
Dans
de rares cas, d'autres emploieront des châtiments qui relèvent de
conduites perverses purement psychologiques (et/ou corporelles) et
dont je ne parlerai pas ici mais qui met en danger l'intégrité non
seulement physique mais aussi (et plus souvent et de façon
exclusive) psychoaffective de l'enfant. Ce qui pose un vrai problème
pour les intervenants éducateurs, médecins, psychiatres (...) pour
protéger l'enfant si ces intervenants suspectent ces maltraitances.
Car la perversion envers l'enfant n'est pas envisageable moralement
et de ce fait est rarement identifiée par la justice qui préserve
coûte que coûte le parent (même pervers et surtout pervers
psychologique) au détriment de l'enfant. Un enfant entre quatre murs
avec un (ou deux) parent pervers, que peut il faire? Mais c'est une
autre histoire...
A
quoi sert la punition ?
Dans
notre société, en tant qu'adulte nous devons connaître la loi et
c'est parce que nous la connaissons que nous sommes punis si nous
avons commis une infraction après avoir été pris sur le fait ou
après être jugé.
En
tant qu'adulte, on peut donc se tromper sans être sanctionné. On va
réparer en s'excusant, en faisant un acte de conciliation, en
changeant de comportement mais nous ne seront pas sanctionnés.
Si
nous avons commis une infraction à la loi, le jugement se devra
d'être le plus juste. La sanction dépendra de la gravité de l'acte
commis et aura valeur d'amendement auprès de la société ou pas
(une amende sera demandée en plus par ex.).
Ainsi,
nous avons une amende, des points en moins sur notre permis de
voiture, des travaux d'intérêt public à réaliser, un
emprisonnement pour protéger la société et sanctionner etc...
La
punition est donc un acte qui sanctionne un comportement jugé grave
et demande aussi réparation (s'amender). En tant que parent, il est
donc indispensable de se demander si nous sanctionnons pour un
comportement grave, « inacceptable » pour lequel l'enfant
ou l'adolescent sait qu'il est répréhensible et connait la
sanction? Et si oui sommes-nous justes ?
La
punition ne peut donc être au centre de l'éducation de l'enfant,
lequel apprend à vivre selon des règles qui changent en
fonction de son âge... L'enfant apprend et donc mérite d'être
incité, motivé et récompensé pour son apprentissage et l'effort
fourni (utilisation des bons points ou "économie des jetons"). Il doit aussi être guidé (les routines sont une bonnes alternatives). Quand doit-on punir? Quand une règle grave est
enfreinte mais toujours punir avec parcimonie et avec justesse. Quand et comment? j'en parle au "numéro" suivant...


