mercredi 12 décembre 2012

Prise en charge du TDAH non médicamenteuse



Le TDAH ne se diagnostique pas avant six ans même si le profil clinique de certains enfants, dès deux ans, peut faire évoquer ce diagnostic (surtout quand ils sont très « moteurs »). Cependant, la suspicion de TDAH (avant six ans) comme le diagnostic après six ans, sont indispensables pour permettre aux parents de mieux comprendre et par la même d'appréhender au mieux les comportements de leurs enfants.

Le TDAH n'est pas une maladie. Cela donne souvent des gens sensibles, imaginatifs, curieux, enthousiastes, pleins d'énergie, créatifs. Mais cela pose aussi une foule de problèmes notamment sur le plan éducatif qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la confiance en soi de l'enfant, sur son développement et ses acquisitions, sur sa relation aux autres et à ses proches. Ces problèmes se répercutent en plus sur la sphère familiale (fratrie), sur les parents, parfois même sur leur entente mutuelle. Le regard de la famille élargie et de différents groupes sociaux est fréquemment discréditant sur les qualités de parents, poussant souvent ses derniers à s'isoler. En effet, les comportements que présente l'enfant TDAH sont très souvent interprétés comme l'incapacité des parents à élever leur enfant.
Nombreux sont les parents qui évitent ainsi le square après l'école car ils ne supportent plus d'entendre des propos tenus comme « Le fils Untel, encore lui! », « Vous ne savez pas tenir votre enfant! » , etc...
La famille élargie peut tenir des propos similaires et refuser le diagnostic de TDAH.
Les parents qui ont eu affaire à un de leurs enfant colérique, se roulant par terre dans la rue ou un magasin, connaissent ce petit regard réprobateur à leur encontre, jeté par les passants qui « eux » « ont tout compris ».
A ce sujet, le témoignage d'un couple de parents d'une famille de six enfants est instructif. Les aînés ont tous fréquentés la même école maternelle et primaire, à l'exception de la benjamine, Mathilde, qui a fait une autre maternelle avant d'intégrer la même primaire. Depuis toute petite, Mathilde remue, parle fort, n'écoute pas les consignes. Tout au long des années de maternelle, les parents ont été convoqués à maintes reprises et ont subi les remontrances du corps enseignant qui les jugeait trop laxistes avec la petite dernière. A l'entrée au CP, Mathilde s'est retrouvée dans la classe d'une maîtresse qui connaissait bien la fratrie et ne s'est pas arrêtée à cette conclusion de « petite dernière gâtée », qui était repris en d'autres termes par les psy consultés par les parents. Le fait est, que oui Mathilde est une très mignonne petite dernière qui avait su faire craquer un temps les parents , mais surtout avec elle, aucun des moyens employés pour les aînés, ne marchaient. Et le fait est que Mathilde a un TDAH très intense et déjà des blessures narcissiques de la maternelle...

L'éducation d'un enfant présentant un TADH n'est pas de tout repos! En effet, le parents sont confrontés , selon les enfants, à des scenarii multiples :
  • Une énergie débordante, ils semblent « sur pile » comme un lapin d'une ancienne publicité, du matin au soir rendant les parents épuisés...
  • Des « monsieur plus » et des « madame plus » qui veulent toujours plus et ne sont jamais satisfaits...
  • Des enfants d'une intolérance foudroyante les transformant en Hulk...
  • D'autres vont refuser des aliments qui ne leur plaisent pas, ne manger que du sucré...
  • D'autres sont lents, voire très lents car ils vagabondent sur un astre inconnu de nous... et oublient les routines...
  • D'autres zappent tout le temps...
  • D'autres réagissent fortement aux émotions qui les submergent tels un raz de marée ...

Il est rare que les parents soient préparés à être parent mais quand ils ont des enfants TDAH, être parent devient un défi de chaque instant. En effet, il faut rester calme et bienveillant en toute circonstance. Or, si votre enfant se jette par terre pour la sixième fois de la journée pour une frustration ou un mal être que vous ne saisissez même pas, il faut une dose de zenitude inépuisable!
Le fait de savoir que notre enfant est submergé et « ne le fait pas exprès » aide le parent à rester bienveillant. Le fait de comprendre comment il fonctionne permet aussi d'éviter certains pièges, de préparer l'enfant à des situations déstabilisantes, l'aider à dépasser ses travers qui l'épuisent et le dévalorisent à ses propres yeux.

Après avoir éliminé une cause organique (comme une activité épileptique qui peut néanmoins s'associer aussi au TDAH), et avoir recherche des troubles associés, il est donc important, avant six ans quand le diagnostic est suspecté, comme après six ans, que les parents soient informés, voire coachés, sur les difficultés que peuvent rencontrer les enfants TDAH pour qu'ils puissent pallier, aider et être vigilants. Ainsi, selon les enfants et l'intensité des troubles, les parents mettront en place:

  • La prévention des transitions.
  • L'organisation temporo-spatiale: routines de vie, planning de la semaine.
  • Travailler sur les limites, la frustration par des mesures éducatives+++ avec des formulations et renforcement positif, limiter les punitions (en sachant: à quoi sert la punition et comment punir)
  • Travailler la valorisation rationnelle cohérente!
  • Lui apprendre à gérer son impulsivité, sa colère, sa déception à distinguer (comme vous) le besoin du désir....
  • Lui éviter l'hyperstimulation et l'aider à gérer les écrans (téléphones portables, TV, etc....)
  • A l'école, être vigilent et communiquer voire, au besoin, mettre en place un PAI, ou PPS.

En plus des mesures éducatives et de la gestion affective, d'une adaptation de leur scolarité en fonction des troubles, les enfants peuvent bénéficier:
  • La psychomotricité peut aider l'enfant à canaliser son impulsivité.
  • L'orthophonie: comme la psychomotricité si un trouble est associé (dyslexie...) et chez certains enfants, l'impulsivité cognitive est telle qu'ils ont un vocabulaire restreint. Ce qui les empêche de développer des capacité d'analyse propre , indispensables notamment pour gérer ses émotions, et aussi se remettre en question...
  • La psychothérapie individuelle avec un travail sur l'anxiété (de performance, sociale etc...), sur la gestion des émotions, développant des capacité d'analyse individuelle.
  • La psychothérapie de couple ou/et familiale.

Il reste que dans certaines situations, il faudra adjoindre le traitement médicamenteux, lequel ne peut se substituer à toute la prise en charge énoncée , mais qui est une formidable aide pour certains enfants et adolescents.

mardi 16 octobre 2012

Mon enfant/ adolescent refuse de faire ses devoirs...




Primo, si votre enfant ne veut pas faire ses devoirs, cela ne sert à rien de se fâcher, de crier, de menacer car bien sûr « on n'est pas indifférent » à son refus (et parfois il est nécessaire de lui montrer que ça nous embête pour lui).
Si votre enfant n'a pas envie de faire des efforts « c'est normal » après une journée d'école (et encore plus si il a un TDAH ou autre trouble de l'apprentissage!). Ne le punissez donc pas pour « son manque de volonté » ou « de responsabilité » comme j'entends en consultation des parents soucieux d'inculquer l'effort à leur enfant.
Par contre récompensez le ! L'effort s'apprend par le plaisir, la fierté et la « liberté » qu'il nous apporte mais pas par la punition. L'enfant doit en prendre conscience; et cela passe par votre adaptation à lui. La récompense l'aide à matérialiser ce dont il n'a pas conscience, qui est le bénéfice d'apprendre : il gagne et il est fier de lui. Certains enfants préfèrent jouer quitte à se faire punir.
Pourquoi l'enfant qui a appris à mettre son manteau tout seul, à compter jusqu'à cinq et à faire du vélo, était fier de lui et maintenant rechigne à apprendre ses tables de multiplication, à faire deux divisions? Cette fierté s'effiloche en fonction des enfants, de leurs expériences scolaires, comme parentale; autrement dit de vos attentes et de votre communication. Apprendre, demande non seulement des efforts qui ne sont pas toujours reconnus: Le « c'est normal » , « c'est facile » est à proscrire. Encore plus si on a un trouble de l'apprentissage !
Apprendre demande aussi du courage car on peut ne pas comprendre, ne pas réussir « à tout apprendre », se tromper dans les calculs, etc.... Or l'école ne prône pas le droit à l'erreur, et à la maison qu'en est-il?

Il est inestimable de ne pas être ambitieux dans un délai court! L'objectif dans les devoirs est de les faire honnêtement « sans apprendre le dictionnaire par coeur pour le lendemain dans chaque matière » comme je dis en boutade aux ados. Les devoirs servent à réviser un cours, à s'essayer à des exercices, à reprendre une notion avec ses propres mots ou dans un autre contexte... Réviser, répéter est important « pour imprimer » mais il faut aussi se reposer et « jouer ». Même nous adultes, avons besoin de nous amuser dans nos temps de repos... et si ce n'est pas le cas, nous ne tenons pas longtemps. Souvent, le parent qui s'occupe de la scolarité (mais aussi du quotidien), d'enfants ayant un trouble d'apprentissage (TDAH...), ou/et un TED ( c'est pire!!!!), arrivent en burn out au cabinet. Si, le conjoint est hyperactif ou/et a aussi un TDAH avec un problème d'organisation, cela se complique...
Donc autant pour votre jeune que pour vous parent, il faut penser à se « ménager » et penser à soi. Souvent le déséquilibre est là: le parent est si responsable qu'il s'oublie et endosse les responsabilités de son enfant, lequel n'a qu'une envie « oublier que l'école a été inventée pour travailler » jusqu'à demain. Alors oui, c'est certain, l'école devrait donner le goût de découvrir et d'apprendre. Pour l'instant, cela dépend beaucoup de l'enseignant et non de sa formation et de son accompagnement, ni des programmes ou des structures... Pour l'instant? En attendant, il faut s'adapter...
C'est là où intervient la fameuse « organisation » de son temps, laquelle s'apprend. (oui!l'autonomisation s'apprend!) Et pour cela, le papier et le crayon (ou la tablette numérique, l'ordinateur) me semblent des aides précieuses pour préparer un emploi du temps extra-scolaire avec l'enfant dont l'intérêt est de jouer à une condition mise en balance : Les devoirs doivent être faits. La routine « de vie du soir » est un bon moyen d'organiser son temps.



Ces devoirs doivent être faits entre le retour de l'école et le repas du soir, en rajoutant le petit repos après l'école, le goûter, la douche ou le bain, la table à mettre (ou à débarrasser) et parfois une activité extra scolaire... Les devoirs après le dîner sont réservés aux lycéens. Pour cela il faut déjà avoir en tête la durée maximale à consacrer aux devoirs et la stratégie à adopter.
Concernant la durée des devoirs, en général, il ne faut pas consacrer plus de :

En primaire
Au collège
Au lycée
15 minutes au CP, CE1;
20 minutes CE2
30 minutes CM1
30-45 minutes CM2
45min 6è, 5è
1H 4è
1H-1H15 3è
1H15 à 1H30 en 2nde, 1ère, T


Un enfant ayant un trouble de l'apprentissage ne pourra pas toujours faire autant. La durée de devoirs doit se découper en sessions avec des temps de repos. Souvent, ces sessions durent quinze minutes en primaire avec un repos de dix à quinze minutes entre. Au collège, comme au lycée, cela peut monter à vingt minutes voire trente en fonction des enfants. L'utilisation d'un Timer ou d'un chronomètre est utile autant pour la session de travail que pour le temps de repos. C'est le bruit du Timer qui dit on s'arrête, on reprend. L'enfant n'a pas « besoin » du parent pour suivre cette routine. Il s'autonomise... Et pour cela il gagne un bon point, un jeton à chaque étape.
Les temps de repos permettent d'empêcher la fatigabilité attentionnelle et l'impression du jeune de travailler toute la fin d'après midi. De courtes sessions ont le mérite de prouver au jeune que le travail n'est pas « énorme » puisqu'il se fait par petits bouts. C'est une façon de lutter contre la procrastination : on remet à plus tard car ça semble long mais si c'est long c'est parce qu'on a remis à plus tard puisque on a cumulé , en plus de s'être encombré l'esprit à se répéter « je vais m'y mettre »!
Je fais souvent le parallèle entre débarrasser la table et procrastiner pour les devoirs : Admettons qu'on ne la débarrasse pas pendant plusieurs repas jusqu'à ne plus avoir de vaisselle. Que se passe-t-il?
D'un: ce n'est pas très agréable de manger à table avec les vieilles assiettes qui s'entassent, d'autant plus la nourriture se colle rendant dans un second temps plus difficile la lessive. Et si on est en été, la table peut être envahie par des fourmis ou autres petites bêtes !
De deux: au moment de débarrasser, deux options s'offrent à nous :
Soit tout débarrasser : Ce qui va prendre du temps (plusieurs machines ou lavage à la main avec la nourriture collée...).
Soit mettre tout à la poubelle et on rachète de la vaisselle; mais à la longue, le porte-monnaie est en faillite....
Ne vaut-il donc pas mieux débarrasser après chaque repas?

Une patiente, Alice, âgée de treize ans, va ainsi travailler chaque soir par tranche de vingt minutes entrecoupées de dix minutes de repos (20' /10' repos/ 20' /10' repos/ 20') soit une heure de devoirs et vingt minutes de repos.

Et si les devoirs sont trop ambitieux, que fait-on?
Vous voyez avec le jeune ce qui est important de faire et vous en informez l'enseignant que « la modestie sied à votre enfant pour ne pas le décourager ou le dégoûter »... Trêve de plaisanterie : vous informez l'enseignant de la situation où se trouve son élève et au besoin vous demandez, en accord avec le pédopsychiatre, un PAI.
Si l'activité qui lui est « vitale » comme le basket par exemple, pour un petit gars que je connais, le fait sortir un soir ou deux trop tard, et qu'il ne peut donc pas faire ce jour là tous ses devoirs, il est indiqué de communiquer également.

Et par quoi commencer?
Par ordre de priorité (encore plus au collège/lycée), et de « goût ». Dans ce dernier cas, on commence par ce qui nous plaît le moins et on finit par ce qui nous plaît le plus. Si on a quatre activités par exemple, rien nous empêche d'alterner activité « plaisante » et activité « déplaisante ». Cette récompense implicite est intéressante car elle renforce la prise de conscience du plaisir qu'il y a à apprendre, en plus de soulager son attention en luttant contre la fatigabilité (on a moins de problème d'attention quand ça nous plaît).

Par ordre prioritaire (selon l'école) Par ordre de préférences
1 Contrôle demain à réviser
2 exercices de mathématique
3 arts plastiques (pour moi plus important!)
4 dissertation dans une semaine: commencer à noter les idées
-
+
-
+

Au cours des devoirs, il est nécessaire de soulager le jeune en privilégiant l'oral à l'écrit, le tactile à l'écrit (les tablettes numériques permettent ainsi de répondre avec un minimum d'effort praxique).

En fonction des enfants, il faut l'aider à développer sa mémorisation par :
son mode privilégié (visuel, auditif...),
Le mid maping,
La reformulation de ce qu'il apprend,
Différents supports (documentaires, articles, dessins...),
Les moyens mnémotechniques,
Les « mots clés »...

Il faut accepter que le jeune (et surtout l'enfant) bouge: on lui pose des questions en lançant un ballon, il répond en le relançant... Qu'il écoute de la musique pour se concentrer.

Enfin, soyez indulgent avec vous même si vous n'y arrivez pas... Demandez des conseils, faites vous aider...

dimanche 14 octobre 2012

S'OCCUPER DES DEVOIRS SANS S'EN OCCUPER: AUTONOMISER.



Au delà du fait que je ne suis pas favorable aux devoirs après l'école, si elle finit à 16H30, en tant que pédopsychiatre, mère et « vieille » enfant TDAH, il faut bien trouver des solutions pour améliorer la gestion des devoirs. Car dans un nombre important de cas, les devoirs sont la bête noire des enfants ayant un trouble de l'apprentissage comme des parents... Ma réponse est la suivante et attention c'est un petit casse-tête: il faut s'occuper des devoirs sans s'en occuper.... Bon j'essaye de vous décortiquer l'idée...

Il vaut mieux éviter, autant que faire se peut, de vous occuper des devoirs. Si des conflits surviennent autour de ce pensum, rien ne sert de s'obstiner. Vous risquez, sans vous en rendre compte, de mettre en place une communication pernicieuse avec votre enfant/adolescent. D'une part, vous vous occupez surtout de lui quand son comportement  n'est pas adapté, ce qui peut favoriser la poursuite de celui-ci. D'autre part, vos relations affectueuses s'entachent de ce « passif » au quotidien entraînant déjà une anticipation négative de vous deux sur le déroulé des devoirs qui deviennent synonyme de « cauchemar », puis sur les autres interactions non scolaires, lesquelles peuvent fondre comme neige au soleil. Votre relation peut ne plus tourner qu'autour des devoirs et la sphère familiale peut aussi s'en trouver polluée: le frère ne peut plus rentrer dans le salon car sa petite soeur doit faire son travail (il ne se sent plus chez lui), les week-ends sont pris en otage par « faire faire les devoirs » empêchant tout programme de loisir familial, de moments de partage. Le couple parental peut aussi s'en trouver affecté...

Les devoirs sont la responsabilité de l'enfant et non la votre. Mais en même temps, il est normal de veiller à ce que son enfant se mette aux devoirs et de l'aider s'il en a besoin (oublis de cours, apprendre à s'organiser, incompréhensions, le faire répéter, lui apprendre à apprendre etc...).
Le parent qui « envoie » le jeune faire ses devoirs sans se préoccuper un minimum qu'ils soient faits et correctement, si l'enfant a des soucis pour apprendre sa poésie ou autre, pour comprendre la leçon ou l'exercice, ce parent n'accompagne pas son enfant dans son autonomisation.
Je vois ainsi arriver des parents me disant qu'ils ne s'en occupent plus comme « le psy » leur a dit. Mais dans certains cas, le « gamin » n'est pas encore autonome. « Le psy » débarrasse les parents du problème qui persiste.
Si en plus, « le psy » vous dit que deux séances de psychothérapie par semaine aideront l'enfant, je suis en total désaccord avec celui-ci qui évacue aussi ce problème trop « terre à terre » ou le « dénie » pour employer le jargon. Il oublie ainsi les règles fondamentales d'apprentissage, d'imitation, de compagnonnage, d'éducation quoi!
Or l'éducation est mise à mal en cas de troubles, notamment d'apprentissages. Il reste que le problème ne se résout pas quand on le range dans un placard. Et peut être ne le sera-t-il jamais, comme j'entends certains psy me rétorquer, mais ne doit-on pas essayer? C'est que ça peut marcher voyez-vous partiellement ou totalement. Car autonomiser ce n'est pas « tiens, vas-y ». On ne met pas une fourchette dans la main d'un nourrisson et on ne lui dit pas « tiens, mange maintenant ». Il faut qu'il ait acquis des dents, une coordination visio-praxique adaptée ou doit-on lui proposer une psychanalyse ?
L'autonomie scolaire est du même acabit : elle dépend de l'autonomie de l'enfant qui ne consiste pas non plus à « faire pour lui ». De même, il faut également faire attention à ne pas oublier l'enfant « trop autonome » (comme le frère ou la soeur qui n'a pas de difficulté), car il en souffre aussi et peut avoir le sentiment de ne pas avoir le droit d'avoir de l'aide, car il n'a pas le droit à l'erreur, ni de se plaindre, les parents ayant déjà assez de soucis avec l'autre enfant ...
Donc, si je résume, il faut aider son enfant à apprendre à se responsabiliser et à s'autonomiser, à s'organiser. Quand c'est possible, il faut se faire aider:
- Par des pédagogues qui sont des spécialistes et non des vampires commerciaux, des « vrais gens » qui aiment enseigner et se remettent en question.
-Par les intervenants « psy » et paramédicaux qui prodiguent des conseils judicieux : ergothérapeute, psychomotricien, orthophonistes, par les psychiatres et psychologues qui se penchent sur cette question;
-Par un thérapeute familiale, au besoin, qui peuvent désamorcer une situation « bouchée » et accompagner les parents dans la gestion des devoirs et du quotidien.
-Par des parents, des amis, qui peuvent aussi soulager, s'ils connaissent et s'intéressent à la pédagogie.

Alors, comment fait-on devant avec un enfant qui refuse de faire ses devoirs? eh!eh! vous le saurez lundi....